18 avril 2007

Rancho, si en avance...

medium_rancho_big.jpgMatra n'a pas inventé que l'Espace. Il y a trente ans, pour sa deuxième collaboration avec Simca après la Bagheera, la marque française présentait sa fameuse Rancho : une fausse quatre roues motrices, conçue sur la base de l'utilitaire  VF 2 de Simca et équipée du moteur 1,4 litre de la 1308. La Rancho, c'était un drôle d'engin qui ne ressemblait à rien d'existant, à la fois précurseur de nos actuelles 4x4 urbains, des SUV mais aussi des ludospaces comme les Berlingo et Kangoo. En gros, une voiture simple et pratique pour les familles qui voulaient éviter la Renault 18 ou la 504 ! Elle se distinguait par ses deux seules portes latérales (erreur que ne commettra pas le Kangoo deux décennies plus tard) et d'immense baies vitrées à l'arrière. Un seul défaut : son prix, relativement élevé. En 1982, le modèle X coûtait tout de même 73.200 F, plus chère qu'une CX 20 ! Jusqu'en 1984, la Rancho fut produite à 56.000 exemplaires.

16 avril 2007

Peugeot 504 : le récit de la fin

medium_JeuneAfrique2388_1.2.jpgSi vous avez un jour roulé en 504, la plus Peugeot des Peugeot, vous devriez être émus à la lecture de cet article de "Jeune Afrique" paru fin 2005. C'est Jeff, l'auteur du remarquable site 504.org sur la vaillante lionne qui vient de le mettre en ligne. Le journaliste y raconte la fin de la production de la 504 au Nigéria, la mort de cette auto qui commença sa carrière comme routière bourgeoise en Europe et qui la finit comme baroudeuse sur les routes d'Afrique et d'Amérique du Sud. N'hésitez pas à flaner sur le site 504.org : il est particulièrement riche en docs d'époque, en publicités et articles de presse. Et en cadeau, le catalogue de Peugeot Nigeria

08 février 2007

Les Citroën des célébrités

medium_citroencelebrites.jpgLes DS de de Gaulle et Bouvard, la CX de Chirac, les SM de Fernand Raynaud et Line Renaud...  Citroën a toujours entretenu une histoire particulière avec les stars de la politique, du cinéma ou de la chanson. A l'occasion du 32E salon rétromobile, la marque organise une expo baptisée "Citroën Célébrités". Elle évoque les nombreuses histoires d'amour entre des personnalités d'hier et d'aujourd'hui et des voitures marquées du double-chevron. Voir le diaporama ci-contre.

Le prospectus de l'expo

22 janvier 2007

Elle a trente ans : la 305

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1977. La révolution Peugeot n'a pas encore eu lieu. Sept ans avant la sortie de la 205 GTI, la marque au lion est encore synonyme de classicisme et de sérieux. Héritière des 404, 204, 304 ou 504, la 305 est l'une des dernières représentantes de cette longue lignée de berlines bourgeoises. Pas de fantaisie, que du sérieux. Lors de sa présentation, cette voiture de 4,24 m destinée à prendre la suite de la 304 n'a pas suscité un enthousiasme démesuré. Une nouvelle Peugeot, c'était toujours un événement, jamais une surprise. Et pourtant, cette 305 affichait une ligne un peu plus moderne que celle de ses grandes soeurs. Sous le capot, pas de quoi jouer les Fangio : un 1290 cm3 de 65 chevaux et un 1472 cm3 de 72 chevaux. Il faudra attendre deux ans pour qu'arrive le diesel (inimaginable de nos jours). Suivra une version gentiment sportive, la GT de 94 puis 105 chevaux.

La 305 s'est tout de même écoulée entre 1977 et 1990 à 1.649.176 exemplaires. Mieux que la 304, à peine moins bien que la 309 qui lui fera de l'ombre à la fin de sa carrière. Mais c'est surtout l'arrivée de la Renault 18 puis de la BX qui empêcha cette sage auto de faire un véritable carton.

08 décembre 2006

204 cabriolet - 207 cc : 40 ans les séparent

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L'année a bien failli s'achever sans que l'on rende hommage à une sympathique auto qui a fêté ses 40 ans cette année : la 204 cabriolet. On en voit qui sourit. "Quelle idée", se disent-ils, "de s'intéresser à cette caisse à savon ?" Ce n'est peut-être pas la voiture qui faisait se retourner les foules. Et pourtant, elle est, à nos yeux, emblématique de ces cabriolets tout simples et sympas que l'on pouvait produire à cette époque où les normes de sécurité n'avaient pas encore déformé nos voitures.

Avouons-le, avec son 1,1 litre de 48 chevaux, le cabriolet 204 n'était pas le compagnon idéal de ceux qui voulaient épater aux feux rouges. Sa finition mastoc et son tableau de bord un peu kitsch n'arrangeaient rien. Et pourtant, ce dérivé de la première traction avant de Peugeot était l'engin idéal de ceux qui voulaient rouler différent pour pas trop cher.

403, 404, 204, 504... L'histoire des cabriolets de Peugeot s'est interrompue avant que s'écrive une nouvelle page avec la 205 des années 80 puis le 206 CC et aujourd'hui la 207 cc. Des modèles qui doivent finalement beaucoup au cabriolet 204.

25 novembre 2006

Le retour de la berline ?

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Souvenez-vous. C'était le début des années 90. L'époque des Renault 19, Peugeot 405 et Citroën ZX... La bonne vieille berline dominait le marché, ne laissait que quelques miettes aux autres véhicules, break ou 4 x 4. Quinze ans plus tard, tout a changé : la berline ne pèse plus que 58 % des ventes contre 93 % en 1990. Les monospaces, qui ne s'étaient écoulés qu'à 28.000 exemplaires dépassent ajourd'hui les 500.000 unités. Une voiture sur 150 était un monospace, une sur 20 aujourd'hui. Le break, lui aussi, a fait son trou : 144.000 vendus contre 61.000.

La bonne vieille berline, type 307, Clio ou C5, ne serait-elle pas en train de prendre sa revanche. Les chiffres de ventes des neuf premiers mois de l'année semblent le confirmer : ce type d'auto dépasse à nouveau les 60 % de parts de marché, 61,2 % précisément. Essentiellement au détriment des monospaces et des breaks. Le roi monospace faiblit : trop gourmand, trop encombrant... et finalement trop conformiste. La berline, plus économe,  bénéficie probablement du hausse du prix de l'essence mais aussi du succès des petites autos telles la C1 ou la 107, classées dans cette catégorie. La berline qui se venge du monospace ? A suivre.

 

21 septembre 2006

LN, plus jamais ça ?

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C'est l'anniversaire du jour : il y a trente ans, Citroën osait la LN. Née des amours entre les chevrons et le Lion de Sochaux, la petite citadine n'était en fait qu'une pâle réplique du coupé 104. De Citroën, elle n'avait guère que les phares rondouillards style Dyane et l'horrible volant monobranche. Avouez que vous l'aviez oubliée, celle-là ? D'ailleurs, on n'en croise plus sur les routes. Avec son moteur de 602 cm3 et ses 32 chevaux, la LN plafonnait à 120 km/h. Il s'en écoulera 127.000 en deux ans. Il faudra ensuite attendre la mémorable Saxo pour que Citroën se fourvoie une fois de plus dans le photocopiage. Plus jamais ça ?

22 juin 2006

La R 14, trente ans et déjà oubliée

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La poire, vous vous souvenez ? C’était il y a trente ans. En 1976, pour contrer la Golf de Volkswagen, Renault tente de renouveler le coup de maître de la 5 et sort la 14. Des lignes rondouillardes, des pare-chocs en plastique, un hayon arrière et – c’est vrai – une forme de poire. A l’époque de Casimir et des mange-disques, l’ensemble est bien dans l’air du temps et finalement pas désagréable au regard. Et pourtant ce sera le plus gros désastre industriel de ce qui s’appelait encore la Régie Renault. A peine un million d’exemplaires vendues entre 1976 et 1983. A l’époque, Citroën sortait sa LN et Peugeot sa 305. Pas des canons de beauté.
Aujourd’hui, rendons hommage à la 14. Malgré son échec, elle a permis à Renault de s’installer durablement sur ce segment de gamme des moyennes inférieures. Les 9, 11 et Mégane, petites sœurs de la R14, feront nettement mieux. Mais elles ont toutes eu la chance d’avoir une large motorisation, un diesel, des versions sportives, trois, quatre et cinq portes. Autant d’atouts refusés à la poire.