15 août 2008

L'industrie française survivra-t-elle ?

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Les constructeurs français veulent-ils continuer à produire des voitures en France ? Depuis plusieurs années, on assiste à une rapide désindustrialisation de la filière automobile hexagonale. La production française de Renault a chuté de plus de 21 % au premier semestre. Dans le même temps, la marque a vu sa production hors France progresser de 20 %. Chez PSA, le mouvement est un peu moins fort : - 3,4 % pour la production en France, + 4,4 % pour la production hors France.

En 2007, la France n'a produit que 2,55 millions de voitures particulières (- 6,2 %), l'Espagne 2,2 millions (+ 5,6 %) et l'Allemagne 5,7 millions(+ 5,8 %). Cette évolution, les constructeurs français l'expliquent par la mondialisation de leurs marchés. Si leurs ventes stagnent voire baissent en France, elles progressent rapidement ailleurs, notamment en Europe de l'Est. Argument retenu, mais les constructeurs allemands sont exactement dans la même situation. Les coûts du travail expliqueraient-ils cette fuite de production ? Ils sont élevés en France, certes, mais ils le sont encore plus en Allemagne et sont à peine plus faibles en Espagne.

Nos constructeurs sont en fait prisonniers de leur spécialisation dans les petites voitures. Des citadines aux faibles marges qu'il faut produire au moindre coût... ailleurs qu'en France. Les C1, 107 et Twingo sont fabriquées à l'est. La Twingo également. Une partie des 207 nous vient également d'Europe de l'Est. En donnant vie à la Logan, le groupe Renault a d'ailleurs pris le risque de se positionner sur un marché low-cost, dont les produits échappent inévitablement à la main-d'oeuvre française.

Les constructeurs français bénéficient peu des créneaux rémunérateurs telles les berlines familiales et les 4 x 4. Concernant les premières, le marché est dominé par les allemands BMW, Audi et Mercedes. Dépassés par l'engouement pour les 4 x 4, PSA et Renault ont rattrapé leur retard en important des modèles remasterisés depuis l'Asie (Mitsubishi pour PSA, Samsung pour Renault).

L'autre spécialité des français, ce sont les monospaces. Le plus vendu d'entre eux, le C4 Picasso, est assemblé... en Espagne.

25 mai 2008

La vraie Laguna, c'est le coupé

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L'automobile française a peut-être enfintrouvé la digne héritière du coupé 406. Mais ce n'est pas une Peugeot, le coupé 407, bien moins élégant que sa devancière, n'ayant pas sur s'inscrire dans sa lignée. Le vrai grand coupé à la française, c'est désormais la Laguna, du moins si l'on en croit les premières photos dévoilées par Renault. Il faudra attendre le mondial de l'Automobile à l'automne pour juger sur pièces.

Certes, ceux qui ont aimé le concept Fluence ou la Nepta pourront rester sur leur faim. Mais les contraintes de l'industrialisation sont passées par là. Malgré tout, l'essentiel est là : une ligne fluide, pas agressive pour un sou, une poupe superbe avec des feux qui s'étirent pour affiner encore plus la ligne... Seul petit regret : même si elle ne partage pas aucune pièce avec la berline, la face avant du coupé rappelle trop celle-ci... Un petit danger puisque l'on sait désormais que la Laguna ne fait pas se retourner les curieux sur son passage. Même critique à l'intérieur : pour des raisons de coût, Renault nous impose la planche de la Laguna berline, bien faite mais pas très originale.

Sous le capot, Renault annonce deux V6 : l'un DCI de 235 chevaux et l'autre à essence de 240 chevaux. Le plus prometteur : les quatre roues directrices déjà présentes sur la Laguna GT. Pas un mot pour le moment sur les prix. Si Renault ne fait pas un carton de ventes avec ce haut-de-gamme, en termes d'image, ça peut tout de même rapporter.

15 janvier 2008

Et si Citroën égalait Peugeot ?

En 1976, Peugeot sauva Citroën de la déroute en rachetant la marque pour créer le groupe PSA. Depuis lors, le constructeur au lion a toujours eu l'ascendant. Souvenez-vous : il y eut l'époque de la LN, pâle copie de la 104 coupé, celle de la Visa, issue elle aussi de la petite 104. Il y eut le réveil de Peugeot grâce à la 205, au début des années 80. En face, Citroën enchainait les voitures sans âme et sans caractère : BX, AX, ZX, Xantia... Il y eut la Saxo, soeur jumelle de la 106. San sintérêt.

Puis la marque aux chevrons sortit de sa torpeur. D'abord avec le Picasso, sur un segment délaissé par Peugeot. Puis avec la sympathique C3, suivie de la belle C4 et du C4 Picasso, devenu leader des monospaces compacts. Et aujourd'hui, la C5 seconde génération pourrait bien supplanter la berline au lion, la 407. Comme si la marque aux chevrons s'émancipait enfin, trouvait enfin une identité. Une métamorphose qui doit beaucoup au patron du style Citroën, Jean-Pierre Ploué.

Résultat ? Citroën a vendu 1,099 million de voitures en 2007 en Europe, une hausse de 2,6 %. Peugeot, lui, a reculé de 0,1 % à 1,223 million d'unités. Les deux marques ne sont pas à parts égales. Mais l'écart n'a jamais été aussi faible. Une chance ou une faiblesse pour PSA ? Plutôt une chance, à nos yeux. Le groupe français se doit de disposer de deux marques à forte identité. Citroën a trouvé la sienne. Reste à Peugeot, qui semble arriver en fin de cycle avec des voitures toujours plus agressives, toujours plus abouties mais qui innovent peu, à se repositionner. Christian Streiff, le nouveau patron du groupe, s'y emploie.

08 janvier 2008

Des monospaces qui n'en sont plus

Vu dans Auto-Plus paru ce jour des photos exclusives du futur Renault Scénic. La marque a clairement choisi la voie empruntée par le Picasso, à savoir une allure plus sportive et beaucoup moins cubique. A l'image de ce que Ford a réalisé avec le S-Max, Renault veut semble-t-il s'éloigner du monospace-autobus pour enfants et se offrir aux pères de famille des voitures un peu plus valorisantes. Tout cela doit reposer sur des études marketing bien ficelées : les hommes en auraient marre de rouler dans des fourgonnettes et préfèrent aujourd'hui caser leur progéniture dans des 4x4. Dommage pour ceux qui trouvaient que le monospace restait le meilleur moyen de transporter un maximum de personnes et de bagages en un minimum de place, de faire les courses, de bricoler ou de vider un grenier. Que restera-t-il à ces clients-là ? Les versions "civils" des fourgonnettes tyoe Citroën Jumpy ? Non car ils sont trop gros et trop gourmands. Les ludospaces comme les Kangoo et Berlingo ? Logeables, ils sont malheureusement peu modulables. Un espoir toutefois : les nouvelles Berlingo et Kangoo sont plus spacieux et Citroën annonce des sièges indépendants et amovibles dans son ludospace nouvelle version qui sort au printemps.

04 janvier 2008

Berlingo, plus gros, plus cossu

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Quelques semaines après Renault et son nouveau Kangoo, Citroën et Peugeot commercialiseront leurs nouveaux Berlingo et Partner. Comme la fourgonnette de la marque au losange, les deux modèles PSA prennent du volume et du poids. Basé sur le C4 Picasso, ce nouveau Berlingo promet une habitabilité record mais aussi un encombrement extérieur record. Citroën promet une acoustique et un confort proches de ceux d'une voiture classique.

Seules inquiétudes : le prix et la consommation. En montant en gamme, le Berlingo devrait coûter presque aussi cher que le C4 Picasso cinq places. Plus haut que le monospace, il devrait consommer plus. A motorisation égale, le nouveau Kangoo diesel aurait de plus d'un litre aux cent en plus qu'un Scénic.

Malgré tout, ce Berlingo en version ludospace (et son jumeau le partenaire en version Tepee) devrait être rester une alternative intéressante aux monospaces compacts.

25 décembre 2007

Vieilles et toujours vaillantes

7a3ab12d185f21f764561c6cd142f5b7.jpgTout le monde ne veut pas rouler au volant de la dernière nouveauté. De plus en plus d'acheteurs privilégient la fiabilité, la simplicité d'usage et... le coût, en choisissant leur véhicule neuf. Le succès de la Logan participe de ce phénomène. Au 10e rang des ventes en novembre en France, elle poursuit sur une lancée que rien ne semble devoir arrêter. Autre évolution : le maintien d'anciens modèles au catalogue des constructeurs. Pour ne perdre aucun acheteur en marche, notamment au moment de l'arrivée d'un nouveau modèle, Peugeot et Renault n'hésitent plus à faire durer leurs vieux modèles. C'est le cas de la 206 et de la Clio 2, toujours vendues malgré l'arrivée des 207 et Clio 3. Plus petites et moins onéreuses que leurs remplaçantes, elles séduisent ceux qui refusent cette montée en gamme, en poids et en prix à chaque arrivée d'un nouveau modèle. D'ailleurs, Peugeot croit tellement au succès de sa vieille 206 qu'il lui prépare une petite cure de rajeunissement pour 2009, avec une face avant type 308 et 207.

22 décembre 2007

La 308 démarre fort

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Beau score pour la 308 : lancée en octobre, elle s'est déjà écoulée à 100.000 exemplaires en Europe. En novembre, elle a pris la 5e place des ventes en France, devançant déjà les C4 et Mégane, alors que la 307 affiche encore une honorable 15e place. Prochaines étapes pour la berline de Peugeot : le lancement du break et du SW au printemps et celui du coupé cabriolet l'hiver prochain. D'ici là, les choses se compliqueront puisque la Mégane 3 arrivera à l'automne sur le marché. Ci-dessus : la 308 SW Prologue qui annonce la version de série de la SW

27 novembre 2007

Le Bipper des familles

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Comme on l'espérait il y a quinze jours, Peugeot va bien lancer une version familiale de son nouveau petit utilitaire Bipper. Ce modèle "civil" est baptisé Tepee et s'annonce comme une alternative à la citadine classique. La seconde voiture idéale ? Peut-être bien. En 3,96 m, le Bipper Tepee pourra accueillir 5 personnes et 56 litres de bagages. Banquette repliée (elle ne peut malheureusement pas être ôtée totalement), le coffre passe à 884 litres. Surtout, l'engin présentera les avantages d'un petit utilitaire : coffre cubique, plancher plat, un habitace qui ne craint pas trop les coups, deux portes arrière coulissantes, des pare-chocs en plastique qui ne se rayeront pas.

Peugeot n'annonce ni date de commercialisation, ni prix, ni consommation. En diesel, le Bipper Tepee sera équipé du sobre 1,4 litre HDI de 70 chevaux. Pas un foudre de guerre, certes. Côté entretien, la facture devrait être allégée : vidange tous les 30.000 km et changement de la courroie de distribution à 240.000 km.

Ni Citroen, ni Fiat n'annoncent pour le moment de version familiale de leurs Nemo et Fiorino, jumeaux du Bipper.

07 novembre 2007

Bipper, Kangoo, nouvelles petites urbaines ?

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PSA et Renault explorent une nouvelle niche sur le marché des utilitaires. Peugeot, Citroën et Fiat viennent de présenter trois frères jumeaux : les Bipper, Nemo et Fiorino. Des petits Berlingo-Partner de 3,86 m de long (bien moins qu'une 207) destinés aux livreurs et petits artisans. Renault, qui va sortir son nouveau Kangoo, va lui offrir une version courte, baptisée Kangoo Compact, d'une taille comparable au Bipper de Peugeot. Les deux groupes estiment qu'il y a une place pour de petits utilitaires, dans des villes toujours plus engorgées.

Mais le plus intéressant est à venir : ces voitures de service devraient être déclinées en version familiale. Ces mini-ludospaces pourraient ainsi devenir des alternatives intéressantes aux Clio et 207 devenues bien trop bourgeoises ou aux 107 et Citroën C1, un peu riquiqui. Le Bipper et le Kangoo Compact vont en effet offrir des capacités de chargement de l'ordre de 2,5 m3 (sans banquette arrière) et une longueur de chargement d'environ un mètre. De quoi transformer ces future citadines et petit utilitaire familiale du week-end. Si les deux constructeurs innovent un peu en matière d'aménagement intérieur, ces Bipper et Kangoo Compact pourraient être les précurseurs d'un nouveau segment : les ludospaces de ville. Ces versions familiales devraient apparaître sur le marché l'année prochaine.

04 septembre 2007

Peugeot promet l'hybride pour 2010

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Christian Streiff, le patron de PSA, l'a promis aujourd'hui : les premières Peugeot à motorisation hybride diesel-électricité devraient être commercialisées en 2010. Il devrait s'agir de la 308. Autres ambitions environnementales du groupe : "gagner en moyenne au moins 10 g/km de CO2 en Europe" et vendre dès 2011 un million de modèles dotés de la technologie Stop and Start (qui coupe le moteur aux arrêts du véhicule). En 2010, PSA souhaiterait écouler 4 millions de véhicules contre 3,37 millions en 2006.

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